Psychothérapie Hauts de Seine

On définit habituellement la psychothérapie comme un traitement opérant par des procédés psychologiques. Ces procédés s'opposent aux actions physicochimiques des autres thérapeutiques, l'environnement agissant alors sur l'organisme par des signaux et non par une influence matérielle. Mais on ne peut considérer comme technique psychothérapique toute information venant du milieu, ce qui engloberait les diverses formes d'apprentissage et de conditionnement. On réservera donc le terme de psychothérapie aux effets de la relation qui s'établit entre le patient et le thérapeute.

La psychothérapie se caractérise par sa technique et non par son objet ;

elle n'est pas réservée, en effet, au traitement des maladies mentales puisqu'elle s'applique à certains troubles corporels (troubles fonctionnels sans support organique, affections psychosomatiques) et à certaines difficultés d'adaptation (familiale, scolaire ou conjugale, par exemple) qui n'ont pas un statut psychopathologique bien défini.

Inversement, toutes les maladies mentales n'y sont pas accessibles. En réalité, les états si divers en apparence, qui tirent bénéfice de la psychothérapie présentent des traits communs. Ils sont partiellement ou totalement déterminés par le retentissement émotionnel et par des attitudes en rapport avec des conflits psychiques permanents ou transitoires qui s'expriment dans la vie intérieure du sujet ou dans ses relations avec son entourage. La notion de conflit parait, dans l'état actuel des connaissances et de la pratique, définir assez bien l'objet de la psychothérapie, du moins si l'on prend soin de distinguer les conflits que le sujet ne peut ni résoudre ni même reconnaître des choix que chacun doit opérer à chaque instant de son existence.

Les conflits pathologiques correspondent, semble t-il,  à des perturbations de la communication de la personnalité avec elle-même et avec les autres.

La psychothérapie peut ainsi être différenciée des multiples interventions (informations, éducation, conseils), destinées ocasionnellement à aider autrui à reconnaître et à effectuer les choix nécessaires de l'existence quotidienne. Elle a pour but de lutter contre les effets pathologiques des conflits intra- et interpersonnels en agissant sur le système de communication que le sujet établit en lui-même et avec les autres. Cette action s'exerce à travers la relation qui s'établit entre le patient et le thérapeute.

Pour situer les diverses pratiques psychothérapiques dans un cadre commun sans négliger leurs spécificités, il faudrait dégager plusieurs paramètres et définir chaque forme d'intervention psychothérapique en fonction de différents axes de référence. Il paraît nécessaire de dégager au moins trois repères : le mode d'expression, le mode d'intervention et le niveau de régression.

Le mode d'expression varie surtout chez l'enfant, lequel s'exprime, selon l'âge,  par le jeu, le dessin ou le modelage, l'improvisation dramatique, plus volontiers que par la parole.
Le mode d'intervention du psychothérapeute va de la non-intervention radicale à des attitudes directives et suggestives. La plupart des techniques se situent entre ces deux extrêmes,  le psychothérapeute intervenant habituellement pour stimuler un mode d'activité et renforcer des prises de conscience ou pour interpréter des déterminations inconscientes.

Le niveau de régression pose des problèmes techniques et cliniques plus complexes.  Deux modes de régression sont en effet liés, l'un concerne le mode d'activité mentale avec tantôt des processus rationnels de la pensée et tantôt  des processus observables dans la rêverie et les rêves, laissant le champ libre aux fantaisies inconscientes. L'autre mode de régression concerne la réactivation des procédés de pensée infantile.

Nous ne sommes pas de purs esprits...

L'ébauche d'une compréhension holistique de l'intervention psychethérapeutique se doit de tenir compte d'une dialectique à tous niveaux : corps-esprit, conscient-Inconscient, concret-volatil, spirituel-matériel.

D'autre part, le temps de la séance est rythmé d'aller et retour entre le thérapeute et le sujet, dans une co-naissance issue de l'approche des phénomènes du transfert, de la confiance et de la résistance, de la distance juste entre les deux protagonistes, de l'asymétrie entre une temporalité ouverte d'un côté et les limites répétitives d'un roman de souffrance.

L'exploration subtile ou parfois directe des bénéfices liés au malaise, sous toutes ses formes apparentes, permet progressivement de retrouver un espace vide, mais plein d'un sens personnel, accessible d'un côté à l'intérêt bienveillant et de l'autre se découvrant comme source d'un désir authentique, vital et lumineux.

C'est par le lien étroit, selon Sigismond Freud, entre les pulsions de vie et Thanatos, que se perlabore une identité originale dont la conséquence est un mode de vie unique et vécu comme tel.

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