Psychanalyse

La psychanalyse n'aurait pas occupé la place qui lui revient, non seulement dans le progrès des disciplines médicales et des sciences humaines, mais dans le développement général de la civilisation, si la préoccupation  la plus intime de Freud n'avait été, de toujours, celle de la souffrance.

Il ne s'agit pas tant, avec la psychanalyse, d'endormir la souffrance de telle ou telle névrose ou maladie psychique ou trouble mental, mais bien plutôt d'éveiller tout un chacun à sa propre vérité. La découverte de Freud est que cette vérité est celle du désir. Mais la manifestation de cette vérité porte des effets très divers sur les symptômes, sur la souffrance notamment, dont la méconnaissance se révèle cause. Si la vérité agit, et si cette action peut avoir une efficience curative dans tel cas de névrose hystérique, obsessionnelle ou phobique, dans tel autre cas de paranoïa ou de schizophrénie, de tels effets ne nous engagent-ils pas à en restreindre la portée  au domaine des disciplines médicales et connexes ?

Mais comment expliquer, dans cette hypothèse, l'ampleur de  ses incidences à des domaines les plus étrangers à ces mêmes disciplines ?

La psychanalyse a pris naissance de la rencontre de l'investigation clinique de l'hystérie et de l'autoanalyse de Sigmund Freud. De la première sont issues les notions du sens du symptôme et la découverte du transfert en tant que noyau de la définition des névroses de transfert ; la seconde a mis au jour les mécanismes d'élaboration des processus primaires ; et l'analogie des deux domaines donne alors assise à la représentation intégrée de la structure psychique,  sous son double aspect topique et dynamique.

En principe, se trouvaient donc, dès ce moment, réunis les principes d'une articulation entre la sphère du sens et la dimension de l'altérité : celle-ci est d'abord et fondamentalement impliquée dans la définition même du désir, différencié du besoin  par la hantise de la recherche de la source originelle de la satisfaction, c'est-à-dire de la première présence tutellaire ; et elle l'est également dans le phénomène de transfert.
Dans ses développements historiques, conceptuels et personnalisés par tel ou tel courant de pensée au sein de la horde des ilotes et successeurs de Sigmund Freud, on pourrait entre'apercevoir le creusement des évènements dans la facticité des théorisations toutes aussi probables qu'inachevées, dans cette persistance problématique du manque à être et à jouir, effet à la fois de vérité dévoilée et de savoir insatisfait.

Dans la pratique de tel analyste à l'écoute des bruissements du désir, l'angoisse, le malaise existentiel et  tout le cortège fantasmatique et imaginaire des représentations psychiques se met en scène, l'analysant petit à petit, avec l'aide ponctuelle de l'interprétation, pourra peut-être y retrouver ses petits.

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