Consultation psychiatre, Levallois - Paris


La période de la psychiatrie moderne, qui succède à la psychiatrie dite antique et à la psychiatrie classique, commence conventionnellement avec le Congrès de Genève-Lausanne en 1926.

La psychiatrie se trouve renouveléee d'un point de vue théorique, mais aussi dans ses pratiques, par plusieurs courants. La psychologie de la forme lui fournit une conception et un usage rationnel des notions de totalité et de structure. La philosophie phénoménologique modifie radicalement ses conceptions des liens du patient avec le temps et l'espace et de l'expérience vécue délirante. La neurologie globaliste réorganise la conception des localisations cérébrales et de la relation de la psychiatrie avec la connaissance du système nerveux central. Quant à la psychanalyse, elle va tenir un rôle prééminent par l'extension de son champ conceptuel et du domaine de ses pratiques et par la pertinence accrue de la métapsychologie.


Le champ de la psychiatrie se pose progressivement plus dans une épistémologie de structure que comme une affirmation diagnostique qualifiant un regroupement de signes et une évolution, il s'élargit et la psychiatrie de l'enfant tend à s'autonomiser.
Mais la pertinence de la psychiatrie s'ouvre à d'autres domaines : la pédagogie certes, mais aussi le conseil conjugal et les avis sur les adoptions et, dans un autre registre, le droit civil avec la curatelle et la tutelle.

En France, l'organisation institutionnelle de la psychiatrie s'est considérablement modifiée avec la création et la généralisation des services ouverts et la mise en place de la politique de secteur prévue à son origine par la Circulaire du  15 mars 1960.

C'est dans une perspective de réelle libéralisation des pratiques que se trouve « digéré » l'héritage des antipsychiatries anglaise et italienne.

Les moyens de traitement se sont beaucoup modifiés. On employait depuis assez longtemps dans le registre biologique, les anticomitiaux, les cures de sommeil, la cure d'insuline et la sismothérapie. A partir des années 1950-1960 on a disposé progressivement des neuroleptiques, des anxyiolytiques, des thymoanaleptiques, puis des normothymiques et enfin des antipsychotiques.

En même temps, les indications de la psychanalyse proprement dite et des psychothérapies psychanalytiques s'étendaient et se développaient de telle sorte que les modalités de traitement en psychiatrie se diversifient avec une efficacité solide et durable.

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